Monsieur le Directeur des Editions Gironde

                                                                     Journal Sud Ouest

                                                                     23 quai des Queyries

                                                                     CS 20001

                                                                     33094 Bordeaux cedex

 

                                                                     Bordeaux, le 12 juin 2012

 

Monsieur le Directeur,

 

Lecteur fidèle de Sud Ouest, je voudrais vous faire part de mon étonnement à la lecture de votre édition de samedi 9 juin 2012, veille du scrutin législatif.

 

En effet, en pleine page figure une interview de Monsieur Noël Mamère, candidat sur la circonscription, au sujet du devenir du stade Moga. Sujet plusieurs fois traité auparavant et dont le caractère n’apporte aucune information nouvelle. De là à penser qu’il s’agit d’un dernier coup de main à la campagne du député, personne ne le croirait, la rédaction du journal étant beaucoup trop attachée à la liberté de la presse. D’ailleurs, pour que les lecteurs ne négligent pas l’article concerné, un titre accrocheur figure à la une avec une photo et un renvoie à la page 16 du journal, et vous pouvez découvrir alors Monsieur Noël Mamère en grand défenseur d’une fabuleuse opération d’agrandissement du stade béglais, pour lequel il part en croisade pour glaner des fonds publics et réaliser son rêve.

 

Si je peux comprendre que le journal Sud Ouest soit friand de toutes les polémiques autour du devenir des stades de Bordeaux et de Bègles, n’aurait-il pas été plus respectueux du suffrage universel, alors que la campagne du premier tour était close d’en différer la publication de quelques jours ?

 

De plus cela aurait laissé un peu de temps à la rédaction pour solliciter l’avis d’autres élu(e)s de différentes sensibilités sur la question.

 

J’avais pour ma part eu l’occasion de donner mon avis auprès de vos collaborateurs sans pouvoir jusqu’à  ce jour m’exprimer dans vos éditions. Il me semble pourtant qu’un tel projet intéresse au plus haut point tous les béglais, et au-delà les contribuables girondins et qu’il ne peut être soumis au seul point de vue et à la volonté d’un seul homme.

 

Persuadé que vous serez sensible à mon souci d’équité, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en ma considération.

Jean-Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général