Face aux menaces de fermeture voici le courrier que j'ai adressé au ministre de la défense. 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Je suis régulièrement questionné par les habitants de mon canton ainsi que par les personnels inquiets, sur le devenir de l’Hôpital d’Instruction des Armées Robert Piqué.

 

En effet, depuis le mois de juillet la presse nationale et locale s’est faite l’écho de la volonté du Ministère de la défense de fermer trois hôpitaux militaires, dont Robert Picqué. Cette menace de fermeture pour des raisons de rigueur budgétaire prolongeant la politique de Révision Générale des Politiques Publiques des précédents gouvernements de droite, suscite une légitime incompréhension et colère.

 

Pourtant cet hôpital joue un rôle central dans l’offre de soins publics du sud de l’agglomération bordelaise et du département puisque 76 % des patients proviennent  de la Gironde essentiellement des communes de Villenave d’ Ornon, de Talence et de Bègles et 80% d’entres eux sont des civils. Ainsi, les habitants du canton de Bègles et des communes environnantes savent pouvoir compter sur un hôpital performant, modernisé récemment en 2004, à la pointe dans nombre de spécialités. L’hôpital Robert Picqué accueille de jour comme de nuit les urgences médicales et chirurgicales, grâce à son bloc médico-technique lourd comportant le service d’urgences adultes, le bloc opératoire de 7 salles dont une dédiée à l’urgence et un service de réanimation.

 

Il faut souligner  également que dans cet hôpital public tous les médecins exercent en secteur 1 sans dépassement d’honoraire ni secteur privé ce qui n’est plus le cas malheureusement dans les autres hôpitaux publics de l’agglomération.

 

J’attire également votre attention sur la complémentarité de l’offre de soins de l’hôpital Robert Picqué aves les autres structures hospitalières publiques et privées de l’agglomération bordelaise.

 

C’est pour toutes ces raisons que je vous demande, Monsieur le Ministre, de bien vouloir rassurer les habitants et les personnels de cet hôpital public, indispensable à l’offre de soins de l’agglomération bordelaise et du département  de la Gironde en garantissant son existence future.

Les 72,27% des béglaises et des  béglais qui ont voté au deuxième tour des élections présidentielles pour plus de service public et le changement ne comprendraient pas toute autre décision.

 

Dans l’attente d’une réponse garantissant la pérennité de cet hôpital public sur ce secteur, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses.