voici le texte de la motion présentée par le groupe front de gauche PCF lors de la dernière séance plénière du conseil général de la gironde .Une motion adoptée par les trois conseillers generaux du groupe front de gauche pcf la droite ayant quittée l'assemblée et un seul conseiller général socialiste s'etant abstenu

.

 

 

 

Séance Plénière du 28/09/2012-Groupe Front de Gauche- PCF

Motion

 

Les françaises et les français ont manifesté au printemps dernier une volonté forte de rompre avec les politiques libérales, les politiques d’austérité et les régressions sociales qui en découlent.

 

Le Président de la République et son gouvernement ont obtenu une majorité pour le changement et apporter des réponses aux attentes populaires. Cela suppose de faire des choix et de prendre les mesures correspondantes pour y répondre tant au niveau national qu’au niveau européen.

 

L’occasion  en est donnée avec le nouveau traité européen dit « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance » et son pacte budgétaire, négocié entre Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL et dont le  texte reste inchangé à la virgule près.

 

Un traité  qui prône toujours « la règle d’or » et instaure des sanctions lourdes aux pays qui ne se soumettraient pas à la limite du déficit budgétaire à 0,5 % du PIB. Il s’agit bien d’un recul démocratique sans précédent qui priverait les parlements nationaux de leur souveraineté budgétaire.

 

En fait ce sont toutes les administrations publiques (Etat,  collectivités territoriales, Sécurité sociale entreprises publiques) qui seront mises sous tutelle. Les collectivités locales, déjà sous pression, seront contraintes de réduire encore leurs actions au détriment des besoins de la population.

 

Ainsi leurs services publics, leurs politiques sociales et leurs emplois seront fortement impactés.  Déjà l’objectif de réduire encore de 10 Milliards la dépense publique dès 2013 provoquera une récession et amplifiera le déficit.

 

Tout atteste du besoin impérieux d’un débat public.

 

Il serait inconcevable que le peuple ne se prononce pas par référendum. Ce serait le mépriser, tout comme l’ont été les 56,27% des électeurs girondins qui ont voté « non » au traité constitutionnel en mai 2005. Ce serait faire fi des 72% de français qui expriment leur volonté d’être consultés sur un tel sujet. Ce serait négliger les élu(e)s de diverses sensibilités qui par leur responsabilité réclament légitimement ce rendez vous citoyen.

 

Les conseillers généraux du département de la Gironde sont prêts à s’y engager avec force et détermination, avec responsabilité et exigence dans le respect des diversités de pensée pour porter avec tous les démocrates la nécessité de ce débat.

 

Les élus du Conseil Général de la Gironde demandent l’organisation d’un référendum national sur la ratification du nouveau Traité qui conditionne l’avenir et ce que nous voulons pour nos territoires, nos Régions, notre département, notre pays, notre Europe.