Voici les lettres que j'ai adressées au premier ministre et aux parlementaires girondins pour les appeler à se tenir aux côtés des salariés de Sanofi face à leur direction pour obtenir le retrait du plan de restructuration et le reexamen en associant les salariés de la situation economique et de la stratégie industrielle du groupe Sanofi.

 

A l’attention

des Parlementaires Girondins

 

 

                                                                       Bordeaux, le 2 octobre 2012

 

 

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

 

Après avoir rencontré les salariés de SANOFI, à la veille de leur journée d’action, j’ai pris l’initiative de saisir le Premier Ministre pour qu’il s’engage auprès des salariés pour obtenir du groupe SANOFI qu’il revienne sur sa volonté de désengagement dramatique pour l’emploi.

 

En Gironde, comme vous le savez, c’est au moins 1300 salariés qui sont concernés par le devenir de leur entreprise mais c’est aussi tout le potentiel de recherche et l’avenir même de la production pharmaceutique qui est en question.

 

Votre intervention auprès du gouvernement et des dirigeants du groupe SANOFI serait appréciée par tout les girondins, comme une contribution utile à l’emploi et au devenir de l’économie girondine.

 

Je vous prie de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l’assurance de mes salutations respectueuses.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Après avoir fait respecter les termes de la loi en faisant annuler une première convocation des dirigeants du groupe SANOFI, le mercredi 3 octobre 2012 les salariés seront en grève et manifesteront à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales boycottant un comité de groupe dont l’ordre du jour est consacré au désengagement de l’entreprise pharmaceutique  et aux conséquences sur l’emploi.

 

Ainsi, les salariés expriment leur rejet de la logique même de ces « restructurations » et réclament légitiment une remise à plat contradictoire de la situation économique de ce groupe et de sa stratégie industrielle afin de conforter l’emploi et l’activité.

 

Le groupe SANOFI qui a réalisé 8,8 milliards d'euros de profits, qui a touché de l'Etat chaque année 150 millions de crédit d'impôt recherche et bénéficié massivement des politiques de santé publique doit embaucher au lieu de détruire l'emploi.

 

L’Etat ne peut se contenter de « limiter » le nombre de suppressions d’emplois mais doit s’engager résolument aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales pour obtenir de nouveaux droits d’intervention dans la gouvernance des entreprises permettant la prise en compte d’autres critères de développement que ceux du cours de bourse. 

 

Ainsi je vous demande, Monsieur le premier ministre,  de tout mettre en œuvre pour que soit suspendue la prochaine réunion du Comité Central d’Entreprise, qui donnerait le coup d’envoi d’un processus de licenciement, et que puisse s’engager un véritable dialogue social avec toutes les parties dans la transparence avec la volonté de relancer la recherche pour la satisfaction des besoins de santé croissants de la population.

 

Votre intervention est attendue par tous les salariés mais aussi par l’ensemble des françaises et des français qui refusent de se soumettre aux dictats des grands groupes  et espèrent le soutien du gouvernement et de la majorité dans ce combat.

 

Dans cette attente je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, mes respectueuses salutations.