Bienvenue sur le blog de
Jean-Jacques Paris

SALAH HAMOURI à Bordeaux

Samedi j'ai participé à la rencontre organisée par Palestine 33 à Bacalan avec Salah Hamouri. Ce fut un moment extremement fort et émouvant pour tous ceux qui se sont mobilisés depuis 2005 pour sa libération.

Après avoir reçu au Conseil Général la mère de Salah qui a soulevé des montagnes pour faire connaitre la situation innique que vivait son fils j'avais pu faire  pu faire adopter une motion réclamant sa libération en 2010 par l'ensemble des élus du conseil général de la Gironde.

 

C'est dire si le récit des 2400 jours d'emprisonnement fait par salah m'ont particulierement touché.Son histoire singulière illustrant parfaitement la situation indigne pour tout le peuple palestinien privé du droit fondamental à avoir un Etat. 

 

 

 

 

Une table ronde des services publics organisée par l'UD CGT de la Gironde

Voici l'Introduction que j'ai faite lors de la table ronde organisée par l'Union Départementale CGT de la Gironde sur les services publics et qui s'est tenue le 13 octobre dernier.

 

En tout premier lieu, je rappellerai très succinctement le rôle du mouvement ouvrier qui a fortement contribué à la cohérence du service public à la française, comme mode de cohésion sociale.

Le contenu, produit des luttes et des rapports de forces dans une conjoncture donnée, avec un patronat discrédité, portait en lui des acquis sociaux, faisant des services publics un synonyme de conquêtes sociales.

 

Ils constituent le noyau dur du secteur public devant offrir une garantie d’égalité et de justice économique et sociale mais également un aspect de la démocratie et un moyen de résistance contre la logique de rentabilité financière, pour satisfaire un besoin d’intérêt général.

Une conception qui se heurte de plein fouet à la conception libérale de l’union européenne qui assure que le marché est la meilleure organisation possible des échanges.

 

A contrario je maintiens que l’ouverture à la concurrence et l’égalité des chances des opérateurs est contraire au principe de l’égalité des usagers, ce qui nous renvoie au contenu néfaste des traités européens et aux directives de libéralisation dans tous les domaines, initiés par les gouvernements et validés par le Parlement.

 

En fait l’austérité dans les services publics est la contrepartie de l’explosion des rentes et des revenus financiers.

 

Le pacte de stabilité européen et ses déclinaisons, tout comme le rôle joué par la BCE concourent à limiter toujours plus l’intervention publique, dans le même temps où l’union européenne pousse à la libéralisation des services et à l’ouverture à la concurrence pour dégager de nouvelles sources de profit sans risque.

 

Ainsi ma deuxième remarque en découle, face aux attaques et aux destructions qui se multiplient, les services publics sont en tout point un outil de sortie de crise.

Il s’agit donc aujourd’hui de les reconquérir, de les rénover, de les démocratiser en développant les caractères originaux de leur conception française.

 

-          Définir les missions

-          Comment les satisfaire ?

-          Selon quelles modalités ?

-          Quelle place ont-ils ?

-          A quels niveaux institutionnels ?

-          Quels agents pour les servir ?

 

Mais aussi

-          Quels besoins de les satisfaire ?

-          Qui les définit ?

-          Quels critères d’efficacité ?

 

Pourquoi ne pas créer un conseil départemental des services publics dans lequel agiraient élus, usagers, syndicats de salariés, agents économiques ?

 

La troisième idée que je soumettrais au débat me conduit à affirmer qu’il y a une nécessité absolue à promouvoir une extension du service public.

Des exigences sociales massives se font jour dans de multiples domaines, poussées par la croissance démographique d’une part mais aussi commandées directement par le besoin de développement des hommes et de la société, des exigences qui ne peuvent recevoir de réponses satisfaisantes en terme de marché. Je citerai l’éducation, la santé, la culture, la recherche, le logement, l’environnement et l’énergie etc.

 

C’est donc à partir des besoins des travailleurs, des citoyens mais aussi des entreprises et de la production que le service public doit être reconstruit. Une reconstruction fruit d’une large concertation et de coopérations multiples y compris internationales pour définir un nouveau contenu au service de l’intérêt public.

 

En effet les évolutions démographiques et sociales ont produit une demande accrue et diversifiée de services publics (petite enfance, prévention, formation, loisirs, vieillissement). Sur toutes ces questions, les services publics doivent fournir un accès égal sur chaque point du territoire, à chaque résidant. Face à la montée d’une demande commune au-delà même des frontières, on le voit avec le crédit son orientation, son utilisation pour les besoins humains ou pour la Finance et les actionnaires, un nouvel intérêt général émerge, un appel à restaurer le monde en commun.

 

 

POUR UNE RÉPUBLIQUE CITOYENNE ET SOLIDAIRE

 

Voici un article que j'ai écrit pour la revue du projet du PCF pour contribuer au propositions communistes et du front de gauche concernant les réformes institutionnelles à mener .

je vous invite également à prendre connaissance de l'intégralité de ce numéro de la revue du projet en suivant ce lien:

http://projet.pcf.fr/7451

 

La dissolution des communes en marche !

 

Voici un article paru dans l'Humanité du 11 mai concernant le projet de schéma de coopération intercommunale présenté par le préfet de la gironde le 14 avril dernier.

La parole doit revenir aux citoyens!!!

Territoires

La dissolution des communes en marche

La première étape de la réforme des collectivités oblige les communes et les petites intercommunalités à se regrouper, éloignant encore plus les citoyens des décisions locales.

Les préfets avancent à pas de loup. Ils marchent sur des œufs. Comment faire avaler aux milliers d’élus d’un département et à leurs concitoyens la première étape, la plus dangereuse, d’une réforme des collectivités à laquelle ils se sont opposés souvent avec éclat?? Cette première étape consiste à regrouper les communes qui ne font pas partie d’une intercommunalité,?les intercommunalités de moins de 5?000 habitants, et créer des métropoles de plus de 500?000 habitants. Les préfets doivent en même temps réunir la myriade de syndicats intercommunaux dans les domaines de l’assainissement, des déchets ménagers, de l’énergie… en quelques unités seulement. «?C’est le projet du préfet, il n’engage que lui. Les élus donnent leur avis, il nous faut élaborer un projet le plus consensuel possible?», dit Dominique Schmitt, le préfet de Gironde, le 14?avril, lors de la constitution de la commission dépar-tementale de coopération intercommunale. Un espace de débat?? «?Certaines communes y seront contraintes?», ajoute-t-il dans la foulée pour mieux faire comprendre aux élus présents la dialectique de la loi. Par exemple, la métropole bordelaise doit passer de 720?000 habitants à 767?500, en absorbant deux intercommunalités au nord et au sud de l’agglomération. «?C’est?incontournable?», insiste Dominique Schmitt, même si les maires des communes concernées s’y opposent fermement. Si c’est «?incontournable?», où est le consensus?? À quoi sert la concertation??

La méthode girondine se généralise partout en ce moment. Avec une date limite pour les départements?: le débat se poursuit dans les communes jusqu’à la fin du mois de juin, la commission donnera alors son avis et le projet de schéma adopté par les deux tiers de ses membres, avant la fin de l’année. «?Alors qu’il y a une stabilisation des ressources des collectivités, l’important est d’être le moins coûteux possible et le plus lisible?», concède le préfet. La même rengaine entendue lors du débat sur la réforme des collectivités. Ce que n’acceptent pas des élus échaudés par la méthode à la hussarde du gouvernement. «?Coopérer oui, mais sans éloigner les citoyens des pouvoirs locaux. Or, ce schéma va à l’encontre de cette exigence. Il va dissoudre le rôle des communes, donc confisquer les pouvoirs des citoyens, des salariés, des élus?», dit Jean-Jacques Paris, vice-président du conseil général de Gironde et de l’Association nationale des élus communistes et républicains. Il appelle les élus à mobiliser les habitants de leurs communes pour que ceux-ci deviennent les acteurs de leur avenir.

Jacques Moran

 

Non à la dégradation du service public postal à Villenave d'Ornon comme ailleurs...

Voici la lettre que j'adresse ce jour au directeur de la Poste

Monsieur le Directeur de la Poste

Direction OTC Aquitaine Nord

52 rue Georges Bonnac

33093 Bordeaux Cedex

 

                                                                     Bordeaux le 3 mars 2011

 

Monsieur le Directeur,

 

Une nouvelle fois le service public postal subit les conséquences des choix politiques nationaux qui tendent à réduire les missions publiques essentielles pour les habitants de nos communes.

 

Une nouvelle fois les critères de rentabilité appliqués sans retenue, à l’organisation de la distribution du courrier s’attaquent de plein fouet au droit pour tous de bénéficier du service postal.

 

Pourtant les résultats du groupe au 30 juin 2010 attestaient de progrès significatifs, le résultat d’exploitation progressant de 50%, fruit du travail de tous les agents.

 

La baisse de volume du courrier était beaucoup moins importante que prévue, et est partiellement compensée par les revalorisations tarifaires notamment. D’ailleurs le résultat d’exploitation du courrier atteint les 240 millions d’euros. Autant dire que l’activité 2010 s’est traduite par une progression de l’activité.

 

C’est d’ailleurs le cas dans les bureaux du sud de l’agglomération, dont les communes connaissent une croissance démographique et un développement urbain significatif. Il est donc inexplicable que soit envisagé de réduire les tournées de distribution et de réduire les emplois aux bureaux de Villenave d’Ornon aggravant de fait les conditions de vie et de travail des salariés.

 

Bien au contraire, alors que s’engagent au plan national des négociations sur l’emploi public il est urgent de rétablir dans tous les services la stabilité de l’emploi en mettant fin à la précarité qui continue de se développer au détriment de la qualité du service et de sa continuité.

 

Pour toutes ces raisons je vous demande, Monsieur le Directeur, d’intervenir pour que le projet en cours au bureau de poste de Villenave d’Ornon soit définitivement abandonné et ce dans l’intérêt général.

 

Jean-Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général

 

Au guichets des gares comme ailleurs il faut mettre l'humain avant tout...

Voici une lettre que j'ai adressé au directeur Régional de la SNCF pour soutenir les cheminots en lutte pour sauvegarder les postes  d'agents commerciaux menacés de fermeture dans plusieurs gares de l'agglomération.

 

Monsieur Pierre BOUTIER

Directeur régional de la SNCF

54 rue Amédée Saint Germain

33077 Bordeaux

 

                                                                     Bordeaux le 11 février 2011

 

Monsieur le Directeur Régional,

 

Depuis plusieurs semaines les agents commerciaux de la gare de Bordeaux et des gares environnantes dénoncent les suppressions de guichets en gare de Bordeaux, la fermeture de la gare de Talence Médoquine et la réduction d’heures d’ouverture sur les gares de Caudéran Mérignac et de la boutique de Lormont. Au total 6 postes dans les gares de l’agglomération, non référencés TER seraient donc menacés.

 

Cette politique qui vise à toujours plus baisser les coûts d’exploitation marquerait un nouveau recul du service rendu, les bornes automatiques et internet ne compensant en aucune manière la présence humaine.

 

Ainsi vous annoncez vous-même votre volonté de diminuer de moitié le volume des ventes aux guichets clients par les suppressions d’emplois aggravant la déshumanisation et compromettant gravement l’image même du service public.

 

Pour ma part, comme élu local et comme usager régulier de la SNCF, je peux témoigner de l’importance d’établir un contact avec un professionnel formé et compétent lors de l’acte d’achat d’un titre de transport.

 

Pour toutes ces raisons je vous demande, Monsieur le Directeur Régional, de renoncer à la suppression de guichets en gare de Bordeaux, à Caudéran tout comme à la boutique de Lormont et de maintenir le guichet à la gare de Talence Médoquine qui doit devenir au contraire à l’avenir une gare d’échange multimodale sur la nécessaire ligne de ceinture ferroviaire de l’agglomération.

 

Je ne manquerai pas de saisir les parlementaires de cette situation.

 

Dans l’attente de votre décision, je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur Régional, mes salutations les plus respectueuses.

 

Jean-Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général

 

 

 

 

 

Réforme des collectivités territoriales et aménagement soutenable du territoire?

Quelle réforme des collectivités territoriales pour un aménagement

soutenable et solidaire du territoire ?

 

 

 

J’apporterai un élément de réponse à cette question, en prenant en compte le fait que la décentralisation a libéré le dynamisme des collectivités qui se sont pleinement investies dans l’aménagement et le développement de leur territoire respectif, devenant le premier investisseur public.

 

La décentralisation a eu des effets positifs pour les citoyens, sur leur vie quotidienne par la proximité qu’elle a engendrée et les projets qu’elle a générés.

 

Cependant, force est de constater que la droite a perverti ce mouvement. Elle a accéléré  et amplifié les transferts de charges et resserré les moyens financiers alloués aux collectivités locales.

Elle a cherché par tous les moyens a consolider son emprise sur la conduite des affaires de la France visant à conforter une politique ultra libérale, réduisant l’Etat au minimum en privatisant et en limitant toujours plus l’intervention publique occultant les collectivités territoriales ou en dilapidant d’énormes fonds publics pour soutenir les banques ?

 

C’est donc bien d’un nouvel élan démocratique dont a besoin la décentralisation pour répondre aux aspirations des citoyens (sociales, économiques, culturelles, environnementales) et aux grands défis planétaires qui se posent aujourd’hui pour transformer la société et la rendre plus humaine.

 

Il s’agit d’engager un très grand mouvement de démocratisation faite de coopérations solidaires et de citoyenneté.

 

Une réelle démocratisation de toutes les institutions, un réel pouvoir des citoyens à tous les niveaux institutionnels et dans toutes les sphères de la vie collective (y compris l’entreprise) et un rapprochement des lieux de décision, avec des possibilités d’intervention accrues pour les citoyens sont une dimension incontournable pour partager des pratiques nourrissant un autre type de développement et d’autres modes de consommation économes en énergie, en ressources naturelles et en espace, et fertiles en créations d’emplois.

 

Il s’agit avec une nouvelle avancée de la décentralisation de promouvoir une nouvelle citoyenneté et un développement solidaire renforcé et durable des territoires, à l’opposé de la concurrence exacerbée, moteur de l’économie capitaliste. Une décentralisation qui conjugue démocratisation et coopération.

 

On le voit bien, il s’agit, si nous voulons vraiment changer quelque chose, de transformer la société et non de procéder à un ajustement à la marge. Ils ‘agit de promouvoir un autre type de développement éloigné du productivisme, désaliéné du profit.

 

D’ailleurs, il n’est pas besoin d’attendre pour aller dans ce sens à partir des collectivités que nous gérons.

 

Dépassons les pratiques clientélistes, donnons nous des outils efficaces pour favoriser l’intervention des citoyens sur toutes les questions, les grandes et les petites, développons les espaces de délibération en commun, tandis que la droite veut les réduire radicalement. Répondons mieux à cette aspiration montante à être écouté, à être maître de sa vie et freinons cette propension encore trop présente de déléguer aux élus et d’attendre leur décision passivement.

 

« La » gauche, et les différentes sensibilités qui la composent ne pourra battre Sarkozy et sa majorité que si le peuple se réapproprie les finalités de la bataille politique.

 

La confiance nécessaire ne peut se construire si les principes et les valeurs de l’action publique ne sont pas lisibles par tous.

Un peuple ne s’engage pas s’il ne sait pas où il va et s’il ne trouve pas des motivations fortes. C’est dans ces conditions que le changement attendu deviendra une réalité durable car il sera porté par un désir réel de transformer la société.

 

C’est dans mon expérience d’élu et de militant communiste que j’ai acquis la conviction qu’il n’y a pas de voie transformatrice hors de l’horizon d’un nouvel âge démocratique, stimulé par une nouvelle architecture constitutionnelle. Tout d’abord parce que le renouveau démocratique suppose de remettre en question les frontières de l’économique, du social, de l’environnemental et du politique. Tous ces domaines nécessitent d’être investis par la délibération, la décision et l’évaluation. Pas de démocratie sans sa dimension sociale. Ensuite parce que la démocratie politique elle-même demande à être reconsidérées. Il conviendra bien sûr de revaloriser la fonction de représentation, l’élargissement du vote aux étrangers, une transparence plus grande des institutions, une plus grande place à la proportionnelle et une mixité élargie sont des nécessités, tout comme le renforcement des pouvoirs de l’instance législative.

 

Mais la représentation améliorée ne suffit pas; sans l’implication accrue des citoyens, la représentation s’essouffle. L’extension sans précédent de cette implication, par les mécanismes de la démocratie participative, de la démocratie directe, la rotation des fonctions et des responsabilités mais aussi l’essor de la démocratie associative est primordiale. Du local au global se sont les mêmes visées générales, constituer le supra national en espace de droits et de démocratie politique.

 

Tenter de répondre à la question posée revient à s’interroger  sur le sens de développement des sociétés humaines.

 

Le capitalisme a promu la rationalité technicienne puis managériale, toutes deux productivistes. Le capitalisme financier, la rationalité spéculative. Résultat, des inégalités croissantes, une planète menacée, un vide ressenti sur le sens de l’avenir commun. A cette rationalité il faut en opposer une autre fondée sur d’autres critères supérieurs en efficacité.

 

Dans une économie où l’information acquiert une place croissante, il est bon de souligner que le facteur principal de créativité devient la réalisation de soi. Dans ce cadre, l’essor des capacités du plus grandnombre devient à la fois un objectif éthique et une condition première d’efficacité économique. L’économie et le partage des ressources naturelles hors de toute logique productiviste et impériale apparaît comme une viabilité de l’espèce.

 

La sécurisation des parcours de vie, la valorisation élargie des individus par un salaire décent et l’accès aux biens publics, la centralité d’un travail reconnu et protégé, l’accès égal aux droits sont des pièces maîtresses de la nouvelle efficacité. La maîtrise et le partage de la ville, l’intégration universelle de l’exigence écologique, l’égalité des territoires sont des présupposés d’un nouveau mode de développement humain et soutenable.

 

A un autre partage des richesses au profit du travail, il faut ajouter la définition de critères pour une sélectivité du financement du local au mondial Pour changer les relations entre le travail et le capital, on ne peut se contenter de taxer ce dernier, il faut s’attaquer au mécanisme qui nourrit  la formidable suraccumulation de capitaux en quête de rentabilité contre l’emploi et les salaires à l’origine de la crise. Cela suppose de produire et de financer autrement pour privilégier les projets et les investissements porteurs de développement humain, de créations d’emplois et respectueux de l’environnement. Les collectivités locales ont leur rôle à jouer.

 

La décentralisation, destinée à restituer la maîtrise de l’espace et du territoire à ses acteurs : les collectivités, les citoyens, la société civile et les entreprises n’en est qu’à ses balbutiements.

 

Cependant l’Etat doit rester le garant de la cohésion et de la solidarité tout comme de l’investissement à long terme, il doit fixer les règles et les péréquations, faciliter l’existence des contre pouvoirs, limiter le cumul des mandats pour que les élus agissent sur leur territoire. De nouveaux rapports doivent se construire entre l’Etat et les collectivités territoriales pour sortir des relations de dépendance et d’assistance étouffantes, sclérosantes et éviter la constitution de nouvelles féodalités régressives.

 

La réforme qu’il faut à nos collectivités locales devra donc faciliter les synergies, les coopérations et la citoyenneté dans tous les domaines pour faire vivre réellement les conditions d’un développement durable et contribuer à fédérer la lutte contre toutes les inégalités à l’échelle planétaire, considérant que le développement durable est atteint quand les différents membres d’une société ont la capacité d’exercer leur libre arbitre sans compromettre l’intérêt général et les générations futures.

 

Un tel projet porté par toute la gauche attesterait de sa volonté affirmée de se préoccuper de l’avenir de l’humanité.

 

Refusons la déconstruction des collectivités locales et des services publics locaux

Même si elle a moins d’échos dans la population, la réforme territoriale tout comme la réforme des retraites a le mauvais goût d’un passage en force bien préparé par le président de la République et toute sa majorité.

 

Au prix de tribulations et de marchandages peu reluisants le sénat puis l’assemblée ont fini par trouver une courte majorité pour entériner un texte régressif pour l’exercice de la démocratie locale et le développement des services publics locaux qui répondent aux besoins sociaux, éducatifs, associatifs ou culturels… alors qu’ils déterminent l’accès au droit de tous les citoyens.

 

Un texte qui associé à la confiscation des moyens financiers (importante réduction de la contribution des entreprises et gel des dotations de l’Etat) va accélérer la privatisation de secteurs entiers des services produisant de nouvelles inégalités allant jusqu’à l’exclusion de nombreux citoyens et à la relégation de territoires désertifiés.

 

Une loi faite pour intensifier la concurrence entre territoires par des fusions et concentrations effaçant de nombreuses communes et les espaces de citoyenneté qu’elles génèrent.

 

Une loi faite pour transformer les Régions et les Départements en rouages de l’Etat relayés par des Préfets de région chargés de mettre en œuvre des stratégies territoriales propices à l’élargissement du marché capitaliste et à une compétitivité sans limite au détriment des humains et de leur place dans la société comme dans l’entreprise.

 

Une loi qui annonce un nouveau recul démocratique et qui éloignera encore d’une juste représentation de nombreux citoyens comme plusieurs courants de pensée en favorisant le bipartisme. Sans perdre de vue que, comme tous les départements ruraux, les Landes, le Lot et Garonne et la Dordogne perdront de nombreux élus alors que la Gironde, département plus urbain, passera de 63 à 79 conseillers.

 

Un nouveau recul démocratique en éloignant également les lieux de décisions et de pouvoirs pour les rendre insensibles aux courants d’opinion, mais aussi en instituant des assemblées régionales pléthoriques (211 conseillers en Aquitaine) dans lesquelles le débat sera confisqué par des exécutifs au service des choix nationaux ou européens. Ce sont ces enjeux là qui ont déterminé cet entêtement du pouvoir de faire entériner, malgré les vagues y compris dans son camp, l’essentiel de la réforme.

 

Ce sont ces enjeux là qui doivent déterminer tous les démocrates attachés aux institutions républicaines à ne pas renoncer à pouvoir abroger cette loi avant sa mise en œuvre.

 

Ce sont ces enjeux qui doivent déterminer tous les progressistes à refuser tout autant le statut quo et à co-élaborer une réforme décentralisatrice vers les citoyens et pour les citoyens en articulant au plus près du terrain des coopérations mutuellement avantageuses entre collectivités et des espaces de démocratie renouvelés prenant en compte les bassins de vie des populations.

 

Et pour y parvenir les trois niveaux de collectivités locales restent pertinents tant ils portent en eux les principes républicains de liberté, égalité, fraternité et peuvent se conjuguer à tous les temps et à tous les modes pour asseoir les solidarités. Les territoires n’ont pas de sens en eux mêmes s’ils ne sont pas chargés de ces valeurs.   

 

 

La réforme des collectivité locale

Voici un billet que j'avais écrit il y a un an et qui me semble toujours d'actualité...

 

 

 

15 septembre 2009

 « C’est une reprise en main et une mise au pas des collectivités locales, bafouant l’esprit même de la décentralisation qui traverse de fond en comble le projet de loi, transmis aux associations d’élus. S’appuyant sur les conclusions du rapport Balladur, dont il reprend les principales propositions, il constitue une attaque sans précédent contre la vie démocratique locale, contre les services publics mis en œuvre au quotidien par les collectivités locales.

Ainsi en est-il de la création des Métropoles sous la houlette des préfets qui en détermineront in fine le périmètre, tout comme d’ailleurs ils décideront de l’achèvement de la carte intercommunale ou du regroupement entre départements ou régions.

Tout contribue à renforcer la mise en compétition, en concurrence des territoires et de leurs habitants, concentrant les emplois, les services, les richesses dans quelques grands pôles urbains générant d’énormes inégalités territoriales.

Il s’agit de priver les communes et les départements de leur pouvoir d’agir pour les habitants, en réduisant toujours plus leurs possibilités d’intervention, leurs missions publiques, leurs moyens humains, politiques et financiers, taillant de fait dans les services publics utiles à la vie des citoyens et des territoires. Un choix politique ouvrant des pans entiers à une privatisation sans limite des activités, source d’inégalités, d’exclusions et de discriminations.

Concernant les communes, si elles ne sont pas immédiatement supprimées, tel est bien l’objectif majeur de cette déstructuration – base démocratique de notre vie politique, lieu privilégié du développement de la démocratie participative, de la citoyenneté – elles sont particulièrement visées avec la création de « communes nouvelles » qui supplanteraient les communes les composant, il en sera de même pour les communes au sein des métropoles.

Quant à l’instauration des conseillers territoriaux, siégeant à la fois dans les assemblées régionales et départementales, aux compétences spécialisées, elle priverait le pays d’élus de proximité pour les transformer en élus « techniciens » et sans liberté d’action.

Une fois de plus nous assistons à la négation de la démocratie de proximité, au mépris du choix politique des électeurs.

Tout comme pour la révision générale des politiques publiques (RGPP) au niveau de l’Etat, l’avant projet de loi sur la réforme des collectivités locales vise, avant tout, et sous couvert de simplification et d’économie à libérer de nouveaux espaces au marché en réduisant encore le champ de l’intervention publique.

C’est la traduction pure et simple dans le domaine public de la logique libérale qui est à l’origine de la crise financière économique et sociale et qui ne peut que l’aggraver. Alors que les états sont sollicités à grande échelle pour éponger les pertes du système financier, les budgets drainés par les collectivités locales sont convoités.

Cette logique soulève avec force la question des moyens politiques et de démocratie, et pose la place et le rôle des pouvoirs publics aux différents niveaux.

C’est le sens des propositions portées par les élus communistes et républicains et qui cherchent à articuler démocratie sociale et territoriale pour faire en sorte que l’action publique soit efficace pour promouvoir un nouveau type de développement liant les dimensions sociales, économiques et environnementales.

Des propositions permettant aux citoyens, dans la cité comme dans l’entreprise, d’intervenir dans les choix et les décisions.

Des propositions pour une meilleure et plus juste représentation de toutes les sensibilités politiques par un mode de scrutin à la proportionnelle mais aussi par un statut de l’élu permettant à toutes les couches sociales d’assumer des fonctions électives.

Des propositions favorisant la libre administration des collectivités, afin que soit assurée la satisfaction des besoins humains et des droits fondamentaux qui leur sont constitutionnellement garantis.

Des propositions attribuant aux collectivités les moyens financiers de leurs missions dans le cadre de la solidarité entre les territoires et d’une fiscalité au caractère progressif pour les ménages. Une fiscalité liant étroitement l’entreprise au territoire par une taxe plus juste et équitablement répartie, et incluant les actifs financiers des entreprises.

Enfin des propositions permettant de développer un pôle public financier permettant d’intervenir dans la vie économique et sociale et dans le financement d’investissements considérés comme relevant de l’intérêt général. Un outil financier public qui puisse assurer des missions économiques et financières que les logiques du marché ont abandonnées et qui favoriseraient de multiples coopérations avec les collectivités locales, mais aussi des collectivités locales entre elles.

Les élus communistes et républicains, convaincus qu’une nouvelle dynamique des collectivités est possible, vont tout mettre en œuvre pour exiger le retrait de ce texte et faire prévaloir une autre réforme fondée sur la solidarité entre territoires et la réponse aux préoccupations des habitants, une réforme qui donne de nouveaux droits aux citoyens, de nouveaux moyens d’action et de financement aux différents échelons territoriaux. »

 

First Aquitaine Industrie (ex Ford) : ne pas renoncer !

Voici la lettre que j'ai adressée le 8 septembre dernier au Ministre de l'Industrie concernant le devenir du site et des emplois de First Aquitaine Industrie à Blanquefort.

 

Monsieur le Ministre,

 

Je viens vous faire part de mes préoccupations mais aussi de l’exigence largement partagée dans mon département par de nombreux citoyens de voir la situation des salariés de  First Aquitaine Industrie (ex Ford Blanquefort) trouver enfin des réponses concrètes.

 Vous venez de mettre en place l’Observatoire du « Fabriqué en France » suite aux états généraux de l’industrie. Cette décision partait du constat  du recul dramatique  de l’industrie française et de la perte de 600 000 emplois en 10 ans. Vous donniez comme objectif d’augmenter la production industrielle de 25 % d’ici 2015, pérenniser l’emploi industriel sur le long terme et revenir à une balance commerciale industrielle durablement positive. Vous mettiez en avant le fait que l’industrie automobile tenait une place importante dans les efforts à produire.

 Je ne me suis jamais résigné à voir l’industrie française, ses salariés, leur savoir faire abandonnés et notre pays perdre toujours plus de parts de marchés. C’est dans cet esprit que je m’adresse à vous pour que vous preniez une initiative forte en direction de ce site industriel girondin.

 Allons nous relever le défi face aux logiques financières qui ne recherchent que leur intérêt immédiat.  Une relance de ce site est primordiale pour l’économie de notre département qui en a bien besoin, d’autant plus que l’entreprise First Aquitaine Industrie (ex Ford Blanquefort) génère  de nombreuses activités sous traitantes.

 Après beaucoup de tergiversations, de projets avortés depuis 2 ans, aucune solution n’a été construite et pourtant des fonds publics ont été dépensés. Les salariés et leurs familles sont dans une inquiétude grandissante et bien compréhensible.

 Je persiste à penser qu’un projet industriel est possible y compris  avec la contribution de l’entreprise Ford qui doit bien cela au territoire girondin.

Pourquoi ne pas envisager des coopérations industrielles entre les grands constructeurs  français autour des véhicules hybrides ? Autour également de l’équipement automobile mais aussi de la fabrication de composants et de pièces détachées, ce qui renforcerait le poids de l’industrie française et ce également dans  d’autres secteurs comme l’aéronautique et le ferroviaire.

 Vous comprendrez que vos engagements méritent maintenant une concrétisation  sur le terrain et la situation girondine ouvre les possibilités d’une mise en œuvre et je suis prêt, quant à moi à participer à une telle initiative dans l’intérêt général.

 Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de mes salutations les meilleures.

 

 

 

 

Transports Publics en Gironde:Il faut coopérer, pas polémiquer!

Voici ma dernière déclaration publique concernant les transports publics girondins Une question qui sera à n'en pas douter, au coeur de la prochaine campagne électorale des élections cantonales

Ce n’est pas d’aujourd’hui que les Conseillers Généraux communistes défendent leurs propositions pour rendre plus sûr, efficaces et attractifs le réseau de transport en commun. La question des tarifs est certes centrale. Mais elle appelle autre chose, à notre sens des mesures plus générales pour rendre plus cohérente l’architecture d’ensemble du réseau.

En effet, des mesures partielles ont été prises depuis la décentralisation afin d’améliorer le réseau départemental, tout comme les transports scolaires qui conduisent chaque jour 50 000 élèves vers leur établissement scolaire.

Nous avons eu de nombreux débats dans la majorité départementale et nous n’avons pas toujours voté les mesures préconisées, notamment en matière de tarification.

Nous proposons, depuis plusieurs années, la mise en place d’un syndicat mixte regroupant les 3 réseaux de transports : agglomération – département – région pour enfin établir une réelle complémentarité au bénéfice des usagers.

Une gestion commune permettrait alors une politique tarifaire mieux coordonnée, incitative et équitable. Elle permettrait également de dépasser toute concurrence entre réseau sur une même ligne. Elle permettrait d’initier des rabattements sur les gares principales pour un bon maillage du territoire. Elle permettrait de rendre beaucoup plus juste la contribution des familles aux transports scolaires, le montant dans la CUB étant très lourd et souvent inéquitable dans le Département.

Nous pourrions aller vers la gratuité déjà des transports scolaires signe d’égalité devant l’éducation et pourquoi pas au delà…

Enfin, la création d’une régie pourrait être sérieusement étudiée pour mieux répondre à l’intérêt général. C’est bien une mise en commun interinstitutionnelle dont ont besoin les transports publics pour satisfaire les besoins de déplacements des habitants de toutes nos communes, mais aussi de toutes nos entreprises qui doivent mieux contribuer aux financements des réseaux de transports publics.

A l’opposé des effets d’annonce nous proposons, au Département, à la CUB et à la Région de travailler dans ce sens en mettant en place un Conseil des Transports ou élus, représentants des usagers, syndicats, élaboreraient un projet qui marquerait un progrès significatif pour un meilleur accès aux transports en commun

 

Mon Blog

Voici mon blog, Un outil pour me permettre de vous informer plus facilement et plus rapidement de mes différentes actions et prises de positions, au Conseil Général, à la mairie de Bègles, mais aussi dans les conseils d’administrations des deux collèges de Bègles, de la maison de retraite Manon Cormier etc… Mais un outil surtout, je le souhaite qui nous permette d’échanger de construire ensemble des réponses alternatives, de faire de mes mandats des instruments de l’intervention citoyenne. Dans un premier temps ,je vous demande d’être un peu indulgent je ne suis pas encore très à l’aise avec l’informatique mais je travaille…