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Jean-Jacques Paris

Voici les lettres que j'ai adressées au premier ministre et aux parlementaires girondins pour les appeler à se tenir aux côtés des salariés de Sanofi face à leur direction pour obtenir le retrait du plan de restructuration et le reexamen en associant les salariés de la situation economique et de la stratégie industrielle du groupe Sanofi.

 

A l’attention

des Parlementaires Girondins

 

 

                                                                       Bordeaux, le 2 octobre 2012

 

 

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

 

Après avoir rencontré les salariés de SANOFI, à la veille de leur journée d’action, j’ai pris l’initiative de saisir le Premier Ministre pour qu’il s’engage auprès des salariés pour obtenir du groupe SANOFI qu’il revienne sur sa volonté de désengagement dramatique pour l’emploi.

 

En Gironde, comme vous le savez, c’est au moins 1300 salariés qui sont concernés par le devenir de leur entreprise mais c’est aussi tout le potentiel de recherche et l’avenir même de la production pharmaceutique qui est en question.

 

Votre intervention auprès du gouvernement et des dirigeants du groupe SANOFI serait appréciée par tout les girondins, comme une contribution utile à l’emploi et au devenir de l’économie girondine.

 

Je vous prie de croire, Madame la Députée, Monsieur le Député, en l’assurance de mes salutations respectueuses.

 

Monsieur le Premier Ministre,

 

Après avoir fait respecter les termes de la loi en faisant annuler une première convocation des dirigeants du groupe SANOFI, le mercredi 3 octobre 2012 les salariés seront en grève et manifesteront à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales boycottant un comité de groupe dont l’ordre du jour est consacré au désengagement de l’entreprise pharmaceutique  et aux conséquences sur l’emploi.

 

Ainsi, les salariés expriment leur rejet de la logique même de ces « restructurations » et réclament légitiment une remise à plat contradictoire de la situation économique de ce groupe et de sa stratégie industrielle afin de conforter l’emploi et l’activité.

 

Le groupe SANOFI qui a réalisé 8,8 milliards d'euros de profits, qui a touché de l'Etat chaque année 150 millions de crédit d'impôt recherche et bénéficié massivement des politiques de santé publique doit embaucher au lieu de détruire l'emploi.

 

L’Etat ne peut se contenter de « limiter » le nombre de suppressions d’emplois mais doit s’engager résolument aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales pour obtenir de nouveaux droits d’intervention dans la gouvernance des entreprises permettant la prise en compte d’autres critères de développement que ceux du cours de bourse. 

 

Ainsi je vous demande, Monsieur le premier ministre,  de tout mettre en œuvre pour que soit suspendue la prochaine réunion du Comité Central d’Entreprise, qui donnerait le coup d’envoi d’un processus de licenciement, et que puisse s’engager un véritable dialogue social avec toutes les parties dans la transparence avec la volonté de relancer la recherche pour la satisfaction des besoins de santé croissants de la population.

 

Votre intervention est attendue par tous les salariés mais aussi par l’ensemble des françaises et des français qui refusent de se soumettre aux dictats des grands groupes  et espèrent le soutien du gouvernement et de la majorité dans ce combat.

 

Dans cette attente je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier Ministre, mes respectueuses salutations.

 

 

 

 

voici le texte de la motion présentée par le groupe front de gauche PCF lors de la dernière séance plénière du conseil général de la gironde .Une motion adoptée par les trois conseillers generaux du groupe front de gauche pcf la droite ayant quittée l'assemblée et un seul conseiller général socialiste s'etant abstenu

.

 

 

 

Séance Plénière du 28/09/2012-Groupe Front de Gauche- PCF

Motion

 

Les françaises et les français ont manifesté au printemps dernier une volonté forte de rompre avec les politiques libérales, les politiques d’austérité et les régressions sociales qui en découlent.

 

Le Président de la République et son gouvernement ont obtenu une majorité pour le changement et apporter des réponses aux attentes populaires. Cela suppose de faire des choix et de prendre les mesures correspondantes pour y répondre tant au niveau national qu’au niveau européen.

 

L’occasion  en est donnée avec le nouveau traité européen dit « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance » et son pacte budgétaire, négocié entre Nicolas SARKOZY et Angela MERKEL et dont le  texte reste inchangé à la virgule près.

 

Un traité  qui prône toujours « la règle d’or » et instaure des sanctions lourdes aux pays qui ne se soumettraient pas à la limite du déficit budgétaire à 0,5 % du PIB. Il s’agit bien d’un recul démocratique sans précédent qui priverait les parlements nationaux de leur souveraineté budgétaire.

 

En fait ce sont toutes les administrations publiques (Etat,  collectivités territoriales, Sécurité sociale entreprises publiques) qui seront mises sous tutelle. Les collectivités locales, déjà sous pression, seront contraintes de réduire encore leurs actions au détriment des besoins de la population.

 

Ainsi leurs services publics, leurs politiques sociales et leurs emplois seront fortement impactés.  Déjà l’objectif de réduire encore de 10 Milliards la dépense publique dès 2013 provoquera une récession et amplifiera le déficit.

 

Tout atteste du besoin impérieux d’un débat public.

 

Il serait inconcevable que le peuple ne se prononce pas par référendum. Ce serait le mépriser, tout comme l’ont été les 56,27% des électeurs girondins qui ont voté « non » au traité constitutionnel en mai 2005. Ce serait faire fi des 72% de français qui expriment leur volonté d’être consultés sur un tel sujet. Ce serait négliger les élu(e)s de diverses sensibilités qui par leur responsabilité réclament légitimement ce rendez vous citoyen.

 

Les conseillers généraux du département de la Gironde sont prêts à s’y engager avec force et détermination, avec responsabilité et exigence dans le respect des diversités de pensée pour porter avec tous les démocrates la nécessité de ce débat.

 

Les élus du Conseil Général de la Gironde demandent l’organisation d’un référendum national sur la ratification du nouveau Traité qui conditionne l’avenir et ce que nous voulons pour nos territoires, nos Régions, notre département, notre pays, notre Europe.

 

 

Les 6 heures de la dette

Dans le cadre des mobilisations pour dire non au traité sur le pacte budgétaire européen ,je vous invite à participer à ce temps fort organisé par le collectif de l'audit citoyen gironde qui regroupe de nombreuses organisations le 22 septembre au centre Jean Lurçat à Bègles.

 

Jean Jacques Paris conseiller Général de Bègles vous invite

à un espace citoyen cantonal

 

  

 

« 18 mois après l’élection, je vous propose une rencontre

pour faire un premier bilan de mandat et réfléchir ensemble à la modification de la carte scolaire des collèges»

 

le Jeudi 27 septembre 2012 à partir de 19h00

Salle Jean-Lurçat

20 rue Pierre et Marie Curie à Bègles

 

 

 

Hôpital Robert Piqué : Nous en avons besoin !

Face aux menaces de fermeture voici le courrier que j'ai adressé au ministre de la défense. 

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Je suis régulièrement questionné par les habitants de mon canton ainsi que par les personnels inquiets, sur le devenir de l’Hôpital d’Instruction des Armées Robert Piqué.

 

En effet, depuis le mois de juillet la presse nationale et locale s’est faite l’écho de la volonté du Ministère de la défense de fermer trois hôpitaux militaires, dont Robert Picqué. Cette menace de fermeture pour des raisons de rigueur budgétaire prolongeant la politique de Révision Générale des Politiques Publiques des précédents gouvernements de droite, suscite une légitime incompréhension et colère.

 

Pourtant cet hôpital joue un rôle central dans l’offre de soins publics du sud de l’agglomération bordelaise et du département puisque 76 % des patients proviennent  de la Gironde essentiellement des communes de Villenave d’ Ornon, de Talence et de Bègles et 80% d’entres eux sont des civils. Ainsi, les habitants du canton de Bègles et des communes environnantes savent pouvoir compter sur un hôpital performant, modernisé récemment en 2004, à la pointe dans nombre de spécialités. L’hôpital Robert Picqué accueille de jour comme de nuit les urgences médicales et chirurgicales, grâce à son bloc médico-technique lourd comportant le service d’urgences adultes, le bloc opératoire de 7 salles dont une dédiée à l’urgence et un service de réanimation.

 

Il faut souligner  également que dans cet hôpital public tous les médecins exercent en secteur 1 sans dépassement d’honoraire ni secteur privé ce qui n’est plus le cas malheureusement dans les autres hôpitaux publics de l’agglomération.

 

J’attire également votre attention sur la complémentarité de l’offre de soins de l’hôpital Robert Picqué aves les autres structures hospitalières publiques et privées de l’agglomération bordelaise.

 

C’est pour toutes ces raisons que je vous demande, Monsieur le Ministre, de bien vouloir rassurer les habitants et les personnels de cet hôpital public, indispensable à l’offre de soins de l’agglomération bordelaise et du département  de la Gironde en garantissant son existence future.

Les 72,27% des béglaises et des  béglais qui ont voté au deuxième tour des élections présidentielles pour plus de service public et le changement ne comprendraient pas toute autre décision.

 

Dans l’attente d’une réponse garantissant la pérennité de cet hôpital public sur ce secteur, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations respectueuses.

 

 

Voici le courrier que j'ai adressé au nouveau Préfet de région 

 

 

Monsieur le Préfet,

 

Depuis de nombreuses années les salariés de l’entreprise LAGARDE sont mobilisés pour sauver une production dont chacun s’accorde pour reconnaître l’intérêt qu’elle représente pour la filière agricole encore bien présente dans notre région.

 

On comprend aisément que face aux échecs successifs rencontrés pour trouver un repreneur, les salariés puissent se sentir isolés dans leurs démarches. Il faut souligner que nombre d’industriels aujourd’hui ont épousé totalement les critères de la finance, à l’affût des opérations foncières et immobilières juteuses, et à la recherche de salariés précarisés, toujours plus flexibles et corvéables à merci.

 

Les derniers propos du Ministre du redressement productif engagent les pouvoirs publics dans une autre logique : « Le redressement productif, le redressement économique, le redressement moral de notre pays, c’est la fin du "laisser-faire". La fin du laisser-faire, c’est aussi ne plus laisser les excès de la finance se retourner contre l’économie et la croissance. Assurer la croissance, défendre les entreprises, soutenir les entrepreneurs, protéger nos outils de travail, nos industries nos emplois et nos territoires, cela consiste d’abord à discipliner la finance, les banques et les marchés financiers. Là où le système financier cherche ses profits dans la spéculation improductive et nuisible, nous préférons qu’il investisse productivement dans nos entreprises et sur nos territoires. »

 

C’est parce que je n’accepte pas que le laisser-faire l’emporte sur la bataille pour l’emploi et la production française que je vous demande d’organiser une table ronde avec toutes les collectivités locales, les salariés, mais aussi les organismes de financement pour envisager d’autres alternatives. Je pense notamment à l’éventualité de placer cette entreprise dans le champ de l’économie sociale et solidaire. En effet la loi de 2002 a crée les SCIC (sociétés coopératives d’intérêt collectif) qui permet un partenariat renforcé avec les collectivités locales et pour lesquelles la fédération des SCOOP propose des assouplissements législatifs afin de pouvoir généraliser ce modèle économique.

 

Bien entendu pour engager cette démarche, la préemption de l’outil de production par les collectivités locales, à l’instar de la communauté urbaine de Marseille avec l’usine FRALIB (Thé éléphant), garantirait sa pérennité.

 

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, mes salutations respectueuses.

 

Mercredi 18 juillet a eu lieu la table ronde que je réclamais depuis plusieurs mois concernant le devenir des 70 salariés du SERNAM de Bègles confrontés depuis le mois d’avril à la liquidation de leur entreprise.

Une table ronde présidée par Monsieur le Préfet de Région à laquelle ont participé les services de l’emploi de  l’Etat, des élus ou leur représentant, les collectivités locales, la CGT et Solidaires représentant les salariés et le directeur général adjoint de SNCF GEODIS.

Cette réunion a permis de faire le point sur la situation des salariés en ce début d’été.

Sur 70 salariés du site de Bègles 38 ont été « repris » par GEODIS essentiellement des chauffeurs, des manutentionnaires et des commerciaux.

Sur les 32 salariés non repris 21 n’ont toujours pas retrouvé d’emplois.

Une situation inacceptable  alors que la SNCF qui a une lourde responsabilité dans la situation des salariés de son ancienne filiale avait pris des engagements quand à leur reclassement.

Ainsi dans une réponse datée du 27 juin au sénateur Gérard César que j’avais saisi de cette question comme l’ensemble des parlementaires girondins et qui avait lui-même interpellé le président de la SNCF Guillaume PEPY, ce dernier indiquait « que les candidats non repris dans l’offre CALBERSON (Geodis) se verraient proposer des postes sur d’autres activités. »,et il s’engageait plus encore en écrivant : « J’ai souhaité que des postes soient identifiés dans les filiales de SNCF en Région .Cette action est en cours et j’attache une importance particulière à ce qu’elle soit menée avec la plus grande précision et efficacité ».(Cf pièce jointe)

J’ai donc informé les participants de la table ronde de cet engagement écrit du président de la SNCF qui devrait permettre de trouver facilement une solution pour les 21 salariés concernés, ceci d’autant plus que le représentant de la CGT cheminot a rappelé que dans la programmation de recrutements  en 2012 sur la région SNCF, il restait 86 recrutements à faire !

Le préfet a donc décidé de s’adresser au directeur régional de la SNCF et le Directeur général adjoint de SNCF GEODIS également afin de décliner localement les engagements pris nationalement!

A également été acté une nouvelle réunion à la rentrée permettant de vérifier la réalité des offres d’emplois proposées dans la Région par le groupe SNCF et le  retour à l’emploi des 21 salariés de SERNAM encore concernés.

Vous pouvez compter sur ma détermination à ne rien lâcher sur ce dossier !

 

Voici une photo de la boulangerie à M'Bour une réalisation très concrète de l'action du collectif d'associations Pastef. Une première réalisation concrète de cette coopération originale que j'ai initiée avec le service de coopération décentralisée du conseil général de la Gironde.

 

 

Un besoin urgent de réformes

Budget supplémentaire 2012

 

 

Nous l’avons vu au fil des dossiers présentés lors de cette séance, ce Budget Supplémentaire n’est que l’expression de quelques ajustements et ce malgré un excédent au compte administratif 2011 supérieur à l’année précédente.

 

Cependant,  comme l’année passée, ce sont les allocations de solidarité mais aussi les missions d’hébergement des personnes âgées, des enfants et des personnes handicapées qui concentrent les propositions nouvelles d’affectations de crédits. Comme je l’ai rappelé à plusieurs reprises dans les débats le fossé se creuse gravement entre les dépenses sociales nécessaires et légitimes et les moyens transférés par l’Etat en dotation comme en fiscalité pour leur financement.

 

Pour la seule année 2011 ce manque à gagner s’établit à 96 millions d’euros qui pèsent lourdement sur les capacités de la collectivité et donc sur l’ensemble des missions départementales.

 

Il est désormais urgent que soient prises les décisions permettant de desserrer l’étau qui freine désormais sensiblement les investissements de la collectivité avec des conséquences  sérieuses sur l’emploi, comme l’expriment de nombreux chefs d’entreprise de PME notamment.

 

Si jusqu’à présent, notre collectivité a pu, par une politique rigoureuse dans son fonctionnement dégager un auto financement souvent supérieur à la plupart des autres collectivités, cela ne s’est pas traduit par un niveau d’investissement par habitant supérieur à la moyenne, ce qui explique le niveau limité d’endettement de notre Département, notamment inférieur aux autres Départements de la région Aquitaine. Il serait donc infondé dans la mesure où le montant des droits de mutation excéderait le niveau inscrit au budget primitif, de les consacrer à réduire une nouvelle fois l’encours de la dette.

 

Bien au contraire alors que le recours à l’emprunt se heurte aux pressions conjointes des agences de notation et du système bancaire, les recettes complémentaires que nous pourrions encaisser doivent être orientées vers l’investissement tant sur les collèges que sur les infrastructures ou l’équipement du territoire girondin afin de mieux assurer les missions publiques utiles à la population.

 

Bien entendu une telle affirmation de nos missions nécessite également de créer les emplois nécessaires à leur mise en œuvre.

 

Certes aujourd’hui vous annoncez une décrue des montants des droits de mutation et observez une attitude de prudence, compréhensible d’autant plus que l’ensemble des dotations est en baisse. Mais dans la mesure où la réalité serait plus favorable que les prévisions nous ne comprendrions pas une nouvelle mesure de désendettement complètement injustifiée, alors que nous prenons un retard certain dans nos programmes. 

 

En effet, nos marges de manœuvre sont déjà très rétrécies par le financement lourd de la LGV et l’engagement aléatoire dans un contrat de partenariat avec le groupe VINCI pour la construction des pôles sociaux, et ce dans un contexte défavorable pour les finances des collectivités locales suite à la suppression de la Taxe Professionnelle et au gel des dotations, mais aussi aux conséquences sociales de la crise systémique que nous connaissons.

 

On le voit,  il est urgent que le nouveau gouvernement mette en œuvre une réforme audacieuse pour revivifier la démocratie locale, après avoir abrogé la loi de 2010 du gouvernement FILLON, c’est d’ailleurs ce que semble dire Marylise LEBRANCHU, nouvelle ministre,  dans une interview récente, je la cite « L’objectif est de retrouver un Etat fort et des collectivités fortes avec une décentralisation aboutie au service de citoyens » ou encore. « Il y a des missions qui peuvent être exercées par des collectivités territoriales et d’autres qui doivent rester des missions de l’Etat. A l’avenir ce que feront les collectivités locales ne sera pas fait par l’Etat et l’Etat reste le garant de la cohérence et de la clarté de l’action publique ».

 

Alors, gageons que les Etats Généraux de l’automne vont changer la donne, et que nous allons quant à nous, élus communistes,  élus du Front de Gauche,  œuvrer dans ce sens pour conforter le couple communes / Départements dans son rôle majeur de foyers de démocratie , d’outil de coopération dans l’intérêt général, mais aussi de service public soucieux de justice sociale et d’égalité sur tout le territoire.

 

Bien entendu, la réforme de la fiscalité sera déterminante pour redonner aux collectivités les moyens financiers de leur libre administration et ne pas limiter leur action aux compétences fixées par la loi,  les transformant en rouage de l’Etat dépourvu d’un réel pouvoir de décision.

 

Désormais les questions sont sur la table, il est temps de décider pour répondre aux attentes en ayant à l’esprit cette citation de Jean Jacques ROUSSEAU :

 

« Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe »

 

De quoi réfléchir pendant les congés

 

Et si nous avons exprimé notre désaccord sur 2 dossiers importants concernant le personnel et les transports scolaires,  compte tenu de l’ensemble des explications que je viens de décrire nous voterons le Budget Supplémentaire

 

Mauvaise note à la majorité socialiste!

Voici l'intervention que j'ai faites lors de la dernière séance plénière du conseil général sur la décision de généraliser l'entretien professionel comme mode d'évaluation des agents .Seul les trois conseillers généraux du groupe front de gauche ont voté contre la droite et le parti socialiste approuvant ensemble cette décision...

 

 

 

 

Cette délibération qui nous est soumise aujourd’hui concerne l’ensemble des agents du conseil général et aura une incidence très concrète sur leur évolution de carrière, elle est de ce point de vue extrêmement importante et mérite que nous nous arrêtions dessus  pour avoir un débat.

                                               

Première remarque avant d’aborder le fond de la question posée :

 

La loi du 5 juillet 2010 « dite loi sur la mobilité des fonctionnaires » qui a inséré dans la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 un article 76-1 qui permet à l’autorité territoriale de remplacer à titre expérimental ,pour les années 2010 2011 et 2012 ,la notation par un « entretien professionnel »le dispositif réglementaire d’application est prévu par le décret n°2010-716 du 29 juin 2010.Je note au passage que la mise en place à titre expérimental de l’entretien professionnel est facultative et que partout où il a été mis en place, dans les services de l’Etat ou par exemple à FRANCE TELECOM, il a entrainé des dégradations des conditions de vie et de travail.

 

Je rappelle que cette loi fait partie d’unes des plus importantes lois de régression sociale du quinquennat Sarkozy  au même titre que la loi patient santé et territoire, la loi de la réforme territoriale etc … elle participe de la volonté, à notre sens, d’une véritable remise en cause de notre modèle social bâti depuis 1945 sur une exigence  d’un haut niveau de service public et une fonction publique indépendante et de haut niveau.

 

C’est une loi qui avait pour but de détricoter un des acquis historiques de la gauche au pouvoir que constitue le statut de la fonction publique adoptée en 1984.

 

Il nous semble donc pour le moins paradoxal, après l’expression massive de la volonté de changement de notre peuple avec l’élection de François Hollande et d’une large majorité de gauche à l’assemblée nationale qu’une des premières mesures que vous nous proposiez dans cette assemblée soit d’adopter précisément une des dispositions contenue dans le droit à l’expérimentation de cette loi   que nous avons combattue  ensemble .

 

Deuxième considération:

 

Vous proposez cette délibération qui fait l’objet de l’opposition des organisations syndicales de notre collectivité locale alors que nous venons de prendre connaissance du rapport d’évaluation de la responsabilité sociétale de l’organisation du conseil général de la gironde qui pointe notre manque d’efficience en terme de ressources humaines et particulièrement la faiblesse du dialogue social. Ainsi le dialogue social arrive bon dernier de tous les aspects évalués avec une note très en dessous de la moyenne de 3 sur 10, au point même que le rapport préconise « des solutions de médiation ».Il nous faut donc reprendre le chemin du dialogue respectueux avec les organisations syndicales et éviter les coups de force qui ne peuvent que dégrader un peu plus le climat.

 

Enfin d’un point de vue plus général:

 

Nous considérons que nous ne devons rien faire qui remette en cause le statut du fonctionnaire qui reconnaît « le déroulement de carrière comme un droit ».

Ainsi nous pensons que nous devrions conserver la notation dans l’évaluation des agents. Elle doit être fondée sur des critères établis par voie réglementaire, communs à tous les agents de la fonction publique, et donc définis de manière nationale. Cette notation doit découler uniquement de l’entretien préalable et la qualité et la sincérité de celle-ci doit engager la responsabilité du notateur qui a la charge de la preuve des appréciations portées.

De plus nous considérons que le fait d’envisager la diminution de la rémunération des agents évaluateurs selon leurs évaluations constitue une dérive extrêmement dangereuse pour le climat social et l’indépendance des fonctionnaires.

Enfin nous devons préserver la capacité de recours des agents évalués avec l’accompagnement d’un délégué syndical.

 

Vous l’avez compris pour toutes ces raisons nous voterons contre ce dossier et surtout pour retrouver un dialogue social équilibré nous vous demandons de suspendre cette délibération.

 

 

On n'a pas tous les jours 20 ans

Ce samedi 30 juin l'association Jeunesse Universelle fêtait ses 20 ans d'existence.Un anniversaire malheureusement assombri par la disparition brutale de Claudine ,l'animatrice qui durant ces dernières années a oeuvré avec beaucoup de détermination et de générosité ,pour développer avec les enfants ,les jeunes et les familles,des initiatives et de multiples activités.Autant d'efforts partagés par toute une équipe pour faire vivre la citoyenneté ,conforter le lien social dans le quartier mais aussi favoriser les échanges dans la commune et avec d'autres communes.L'hommage rendu par les centaines de béglais était à la hauteur du travail accompli et l'émotion transpirait dans chaque parole prononcée,comme dans chaque image projetée retraçant les 20 ans d'une bataille féconde pour faire exister l'association malgré tous les aléas et les obstacles.Des difficultés grandissantes depuis une dizaine d'années avec le chantier mis en oeuvre dans le cadre de l'ORU.Un traumatisme pour beaucoup d'habitants tant les travaux s'éternisent et multiplient les nuisances de toute sorte pour un résultat diversement apprecié.Il faut reconnaitre que la densification à outrance n'est pas sans concéquence sur le lien social en restreignant considérablement l'espace public.Si personne ne remet en cause l'idée qu'il fallait rénover le quartier ,l'expérience montre qu'il aurait fallu s'y prendre autrement en ayant le soucis des habitants,de leur vie quotidienne et du lien social à préserver avant tout.Pour ses 20 ans l'équipe de Jeunesse Universelle nous a rapellé le rôle et la place que pouvaient tenir les citoyens dans leur quartier pour le plus grand bien de tous.

J'étais parmi eux pour cette belle soirée pour préparer l'avenir.

Pour prolonger le débat je vous invite à prendre connaissance dans la pièce jointe à ce billet d'un excellent article du monde qui montre qu'en terme de rénovation urbaine il est possible de faire autrement et que d'autres ont fait autrement.

 

Et le pluralisme ??...

Monsieur le Directeur des Editions Gironde

                                                                     Journal Sud Ouest

                                                                     23 quai des Queyries

                                                                     CS 20001

                                                                     33094 Bordeaux cedex

 

                                                                     Bordeaux, le 12 juin 2012

 

Monsieur le Directeur,

 

Lecteur fidèle de Sud Ouest, je voudrais vous faire part de mon étonnement à la lecture de votre édition de samedi 9 juin 2012, veille du scrutin législatif.

 

En effet, en pleine page figure une interview de Monsieur Noël Mamère, candidat sur la circonscription, au sujet du devenir du stade Moga. Sujet plusieurs fois traité auparavant et dont le caractère n’apporte aucune information nouvelle. De là à penser qu’il s’agit d’un dernier coup de main à la campagne du député, personne ne le croirait, la rédaction du journal étant beaucoup trop attachée à la liberté de la presse. D’ailleurs, pour que les lecteurs ne négligent pas l’article concerné, un titre accrocheur figure à la une avec une photo et un renvoie à la page 16 du journal, et vous pouvez découvrir alors Monsieur Noël Mamère en grand défenseur d’une fabuleuse opération d’agrandissement du stade béglais, pour lequel il part en croisade pour glaner des fonds publics et réaliser son rêve.

 

Si je peux comprendre que le journal Sud Ouest soit friand de toutes les polémiques autour du devenir des stades de Bordeaux et de Bègles, n’aurait-il pas été plus respectueux du suffrage universel, alors que la campagne du premier tour était close d’en différer la publication de quelques jours ?

 

De plus cela aurait laissé un peu de temps à la rédaction pour solliciter l’avis d’autres élu(e)s de différentes sensibilités sur la question.

 

J’avais pour ma part eu l’occasion de donner mon avis auprès de vos collaborateurs sans pouvoir jusqu’à  ce jour m’exprimer dans vos éditions. Il me semble pourtant qu’un tel projet intéresse au plus haut point tous les béglais, et au-delà les contribuables girondins et qu’il ne peut être soumis au seul point de vue et à la volonté d’un seul homme.

 

Persuadé que vous serez sensible à mon souci d’équité, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en ma considération.

Jean-Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général

 

En attendant dimanche...

Vous savez qu'à Begles nous avons une passion pour le rugby...

Voici deux photos de l'initiative originale ,politique et humoristique du collectif front de gauche de begles lors du marche de samedi...en attendant dimanche ...

 

SALAH HAMOURI à Bordeaux

Samedi j'ai participé à la rencontre organisée par Palestine 33 à Bacalan avec Salah Hamouri. Ce fut un moment extremement fort et émouvant pour tous ceux qui se sont mobilisés depuis 2005 pour sa libération.

Après avoir reçu au Conseil Général la mère de Salah qui a soulevé des montagnes pour faire connaitre la situation innique que vivait son fils j'avais pu faire  pu faire adopter une motion réclamant sa libération en 2010 par l'ensemble des élus du conseil général de la Gironde.

 

C'est dire si le récit des 2400 jours d'emprisonnement fait par salah m'ont particulierement touché.Son histoire singulière illustrant parfaitement la situation indigne pour tout le peuple palestinien privé du droit fondamental à avoir un Etat. 

 

 

 

 

A l’attention des Parlementaires de la Gironde

 

 

Bordeaux, le 19 avril 2012

 

Madame, Monsieur,

 

Vous n’êtes pas sans ignorer, qu’après 40 ans d’existence dans notre département la société SERNAM après avoir été filiale de la SNCF puis vendue au fonds d’investissement Butler Capital Partners vient d’être abandonnée par ce dernier, sans aucun état d’âme au profit d’autres placements jugés plus rentables.

 

Ainsi les salariés du site de Bègles de la Sernam sont dans la plus grande incertitude sur l’avenir de leur activité et de leur emploi.

Le tribunal de Nanterre a confirmé vendredi 13 avril 2012 l’offre de reprise de l’entreprise par  Geodis du groupe SNCF.

Celle-ci a cependant annoncé ne reprendre seulement que 856 emplois, soit 38 employés du site de Bègles sur les 70 qui y travaillaient jusque là.

 

De nombreux salariés sont donc sans perspectives concrètes concernant leur emploi et dans l’angoisse devant des offres de mobilités professionnelles forcées irréalisables pour de nombreuses familles.

Face à cette situation les pouvoirs publics ne peuvent rester sans rien faire. La dégradation de l’emploi en Gironde ces derniers mois impose de tout mettre en œuvre pour préserver les postes dans notre département.

 

C’est pourquoi après m’être adressé au ministre de l’industrie, j’ai demandé au préfet d’Aquitaine et de Gironde de réunir, dans les plus brefs délais, une table ronde réunissant les différents acteurs de ce dossier (la SNCF, Geodis, la DIRECTE ainsi que les salariés) pour examiner concrètement le maintien de la plus grande activité possible sur le site de Bègles ainsi que le reclassement de l’ensemble des salariés sur l’agglomération bordelaise.

 

Cette perspective ne semble pas insurmontable pour la SNCF qui a un devoir social à assumer face à ces employés d’une ancienne filiale.

 

Je pense que votre engagement de parlementaire à obtenir cette table ronde peut être déterminant pour sécuriser l’avenir professionnel de ces salariés.

 

Dans l’attente de votre intervention, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations les plus respectueuses.

 

Jean Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général

 

Voici la lettre que j'ai adressé au préfet de la gironde pour lui demander de garantir l'emploi de tous les salariés du Sernam de Bègles

 

Monsieur Patrick STEFANINI

Préfet d’Aquitaine et de Gironde

Préfecture de la Gironde

Esplanade Charles de Gaulle

33000 Bordeaux cedex

 

 

Bordeaux, le 11 avril 2012

 

Monsieur le Préfet,

 

 

Les 80 salariés du site de Bègles de l’entreprise Sernam sont dans la plus grande incertitude sur l’avenir de leur entreprise et de leur emploi.

Hier le tribunal de Nanterre a repoussé à vendredi 13 avril sa décision quant à l’offre de reprise de l’entreprise Geodis du groupe SNCF.

Celle-ci aurait cependant confirmé son offre avec la reprise de 856 emplois, soit 42 employés du site de Bègles.

De nombreux salariés sont donc sans perspectives concrètes concernant leur emploi et dans l’angoisse devant des offres de mobilités professionnelles forcées réalisables pour de nombreuses familles.

Face à cette situation les pouvoirs publics ne peuvent rester sans rien faire. La dégradation de l’emploi en Gironde ces derniers mois impose de tout mettre en œuvre pour préserver les postes dans notre département.

C’est pourquoi  je vous demande de réunir, dans les plus bref délais, une table ronde réunissant les différents acteurs  de ce dossier (la SNCF, Geodis, mais aussi les représentants du propriétaire actuel Butler Capital Partners  ainsi que les salariés) pour examiner concrètement le maintien de la plus grande activité possible sur le site de Bègles ainsi que le reclassement de l’ensemble des salariés sur l’agglomération bordelaise.

Cette perspective ne semble pas insurmontable pour la SNCF qui a un devoir social à assumer face à ces employés d’une ancienne filiale.

Dans l’attente de votre intervention, je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, mes salutations les plus respectueuses.

    

 

 

Jean Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général

 

SERNAM: ne lachons rien sur l'emploi !

 

 

Voici la lettre que j'adresse ce jour au ministre des transports concernant la situation du SERNAM .

 

Monsieur Thierry MARIANI

Ministre des transports

Hôtel de Roquelaure

246 Boulevard Saint Germain

75 700 Paris

 

Bordeaux, le 3 avril 2012

 

Monsieur le Ministre,

 

Sept ans après sa privatisation et son rachat par un fonds d’investissements, le SERNAM et ses 1600 salariés se trouvent dans l’impasse. L’actionnaire principal, le groupe Butler Capital Partners a décidé d’abandonner les salariés, sans aucun état d’âme, recherchant d’autres placements jugés plus rentables. Une logique financière qui ne cesse d’occasionner des dégâts sociaux toujours plus graves. Sur le site de Bègles ce ne sont pas moins de 80 salariés qui sont concernés ajoutant encore à une situation girondine déjà très impactée par le chômage et la précarité.

 

C’est là le résultat tout à la fois de la libéralisation du secteur en Europe et de l’abandon progressif du transport ferroviaire de marchandises, qui reste pourtant la solution d’avenir compatible avec la sécurité et l’environnement. Une nouvelle fois ce sont les salariés qui sont victimes des choix des gestionnaires et de leurs intérêts financiers à court terme, alors que ces derniers ont largement tiré profit de cette privatisation et des opportunités foncières que permettaient les actifs du SERNAM.

 

Les pouvoirs publics ne peuvent rester silencieux devant de telles méthodes. Il n’est pas acceptable de maintenir les employés du SERNAM dans l’incertitude plus longtemps. Il est donc déterminant que vous interveniez pour que la SNCF, à l’origine du démantèlement de ce secteur, assume toute sa responsabilité sociale en  garantissant à tous les salariés leur emploi. La proposition actuelle de Geodis du groupe SNCF, reste aléatoire et sacrifie des centaines d’emplois. 

 

Quant au groupe Butler et ses dirigeants, ils illustrent parfaitement la proximité entre le pouvoir politique et la grande finance, son PDG Walter Butler  ayant  été respectivement, inspecteur au ministère des finances, conseiller du ministre de la culture François Léotard puis directeur exécutif de la banque d’affaires Goldman Sachs. Ils  ne peuvent donc en aucun cas être exonérés de leurs propres responsabilités et se doivent d’être associés à la solution garantissant l’emploi à tous les salariés du SERNAM.

 

Dans l’attente de votre intervention pour garantir concrètement les emplois des salariés du SERNAM, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées.

 

 

Jean Jacques PARIS

Conseiller Général de Bègles

Vice-président du Conseil Général

 

 

Voici la lettre que j'ai adressé au président du Conseil général concernant l'avenir de la maison de la promotion sociale d'aquitaine

 

 

 

 

 

Monsieur Philippe Madrelle

Président du Conseil Général de la Gironde

Conseil Général de la Gironde

Esplanade Charles de Gaulle

33 074 Bordeaux Cédex

 

Monsieur le Président,

Vous nous avez fait part de la réponse que vous avez adressée le 9 mars à l’Union Départementale CFDT concernant la situation de la Maison de la Promotion Sociale Aquitaine.

Dans cette lettre vous réaffirmez que votre préoccupation majeure est de voir le maintien des activités de la MPS, celle de la promotion sociale véritable outil au service de l’insertion professionnelle et la sauvegarde des emplois existants à la MPS.

 Ces préoccupations sont aussi les nôtres.

Pour ce faire vous annoncez que des propositions devraient être présentées au Président de la MPS à la fin mars.

Cependant lors du dernier Comité d’Entreprise de la MPS le 8 mars dernier, les représentants du personnel ont été informés  que le Conseil général de la Gironde envisageait la reprise par un autre organisme.

J’avais exprimé la volonté des conseillers généraux du Front de Gauche lors d’une réunion de travail au sujet de la MPS en janvier dernier, notre position n’a pas évolué.

Nous pensons toujours que la reprise de la MPS par un tiers dénaturerait inévitablement sa spécificité.

Nous souhaitons que la MPS existe sous sa forme actuelle mais que le bureau, la gouvernance, la stratégie, le développement soient renouvelés et réorientés, que les dettes soient épurées et que la MPS reparte sur des bases nouvelles. Les compétences existent à la MPS, ce qu’il faut, c'est une volonté politique forte et un projet. Ce dernier doit être la base d'un service public de la formation continue, mais aussi de la promotion sociale et de l’insertion.  C’est de ce nouveau service public dont notre pays et notre département ont besoin afin de faire vivre enfin un vrai droit à l’emploi et à la formation pour tous les salariés tout au long de la vie professionnelle.

Il semble également que les sacrifices importants consentis ces derniers mois par les salariés aient permis de réduire fortement la dette , permettant ainsi  d’envisager la poursuite et le développement de la MPS pour peu que le Conseil Régional ,chef de file de la formation professionnelle, s’engage directement et beaucoup plus fortement à nos côtés.

 

Nous restons bien entendu disponibles pour participer à toutes les discussions concernant l’avenir de la MPS et dans l’attente je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes salutations les plus respectueuses.

 

L'entreprise Lagarde doit vivre!

Voici les lettres que j'ai adressées au ministre de l'industrie et au président du conseil régional pour permettre le maintien de l'activité pour l'entreprise Lagarde à Saint loubes .

 

Mr Alain ROUSSET

Président de la Région Aquitaine

Hôtel de Région

14 rue François de Sourdis

33077 Bordeaux

 

 

Bordeaux, le 1er  mars 2012

 

 

Monsieur le Président,

 

Depuis déjà plusieurs années les salariés de l’entreprise LAGARDE à Saint Loubes en Gironde se mobilisent pour sauvegarder l’activité de leur entreprise et leurs emplois. Une table ronde multipartite réunissant les services de l’Etat, la direction de l’entreprise, les salariés et leurs organisations syndicales et les collectivités locales (Conseil Régional, Conseil Général, Mairie de Saint-Loubes) avait permis jusqu’à ce jour un maintien de l’activité et une veille des pouvoirs publics.

 

Or en septembre 2011 LAGARDE SAS appartenant au Groupe Grégoire groupe norvégien et qui détenait également deux autres sociétés en France (Grégoire SA et Socomav) toutes deux localisées en Charente, est restée seule dans le giron de l’ancien actionnaire du groupe passé sous contrôle de Viti Invest (Norvège), les autres sociétés ayant été cédées à un industriel italien (le groupe Same Deutz Fahr).

 

Cette situation a abouti le 2 février 2012 à une réunion extraordinaire du CE, pour une information/consultation sur le projet de dissolution et liquidation amiable de la société Lagarde. Lors de cette réunion les élus représentants du personnel ont refusé de se prononcer faute d’éléments d’informations suffisants, de ce fait la procédure a été suspendue.

 

Depuis, la reprise de l’activité et des salariés de l’entreprise par le principal fournisseur semble possible. Les salariés ont adressé une demande de réunion multipartite au Préfet d’Aquitaine et de Gironde, à l’image de celle qui s’était tenue en 2010, afin d’être complètement acteurs des solutions et décisions concernant l’avenir de l’entreprise, du site industriel et de leurs emplois.

 

 Or il semble que ce soit   vos services qui coordonnent les interventions publiques pour l’accompagnement de cette situation et que vous disposiez des leviers institutionnels et financiers permettant d’accompagner les solutions de reprise de l’activité et des emplois.

 

C’est pourquoi je pense qu’il serait utile que vous preniez l’initiative de cette réunion multipartite   pour faire en sorte de dégager avec les premiers concernés les solutions efficaces à la poursuite de l’activité, voire au développement de la production de machinerie agricole

 

dont notre département et notre région  ont besoin, permettant ainsi une reconquête des emplois industriels perdus en 2009.

 

Ainsi, au moment où la question de la préservation de notre tissu industriel et de la relocalisation de notre production industrielle est un enjeu  majeur pour promouvoir une croissance durable,  il serait incompréhensible que tout ne soit pas fait pour préserver et développer les entreprises existantes.

 

Pour cela je suis convaincu qu’une nouvelle place des salariés au sein des entreprises est indispensable et permettrait d’équilibrer les pouvoirs pour faire en sorte que soient pris en compte d’autres objectifs que les seuls intérêts des actionnaires.

 

C’est pour toutes ces raisons que je vous demande, Monsieur le Président, de faire en sorte qu’une table ronde multipartite réunissant tous les acteurs de ce dossier, notamment les collectivités locales et les représentants de salariés permettant d’examiner en toute transparence les solutions de reprise et de développement de l’activité et de l’emploi soit convoquée très rapidement par la région Aquitaine.

 

Dans l’attente de votre intervention, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, mes salutations les plus respectueuses.

 

 

Jean Jacques Paris

Conseiller Général de Bègles

Vice président du Conseil Général

Mr Eric BESSON

Ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique.

Ministère de l’Economie de l’Industrie, et de l’Emploi

139 rue Bercy

75012 Paris

 

 

Bordeaux, le 22 février 2012

 

 

Monsieur le Ministre,

 

Depuis déjà plusieurs années les salariés de l’entreprise LAGARDE à Saint Loubes en Gironde se mobilisent pour sauvegarder l’activité de leur entreprise et leurs emplois. Une table ronde multipartite réunissant les services de l’Etat, la direction de l’entreprise, les salariés et leurs organisations syndicales et les collectivités locales (Conseil Régional, Conseil Général, Mairie de Saint-Loubes) avait permis jusqu’à ce jour un maintien de l’activité et une veille des pouvoirs publics.

 

Or en septembre 2011 LAGARDE SAS appartenant au Groupe Grégoire groupe norvégien et qui détenait également deux autres sociétés en France (Grégoire SA et Socomav) toutes deux localisées en Charente, est restée seule dans le giron de l’ancien actionnaire du groupe passé sous contrôle de Viti Invest (Norvège), les autres sociétés ayant été cédées à un industriel italien (le groupe Same Deutz Fahr).

 

Cette situation a abouti le 2 février 2012 à une réunion extraordinaire du CE, pour une information/consultation sur le projet de dissolution et liquidation amiable de la société Lagarde. Lors de cette réunion les élus représentants du personnel ont refusé de se prononcer faute d’éléments d’informations suffisants, de ce fait la procédure a été suspendue.

 

Depuis, la reprise de l’activité et des salariés de l’entreprise par le principal fournisseur semble possible. Les salariés ont adressé une demande de réunion multipartite au Préfet d’Aquitaine et de Gironde, à l’image de celle qui s’était tenue en 2010, afin d’être complètement acteurs des solutions et décisions concernant l’avenir de l’entreprise, du site industriel et de leurs emplois.

 

Il me semble que cette demande est parfaitement légitime et serait utile pour faire en sorte de dégager avec les premiers concernés les solutions efficaces à la poursuite de l’activité, voire au développement de la production de machinerie agricole dont notre département et notre région  ont besoin, permettant ainsi une reconquête des emplois industriels perdus en 2009.

 

Ainsi, au moment où la question de la préservation de notre tissu industriel et de la relocalisation de notre production industrielle est un enjeu  majeur pour promouvoir une croissance durable, que votre ministère s’apprête à lancer la deuxième semaine de l’Industrie début mars, il serait incompréhensible que tout ne soit pas fait pour préserver et développer les entreprises existantes.

 

Pour cela je suis convaincu qu’une nouvelle place des salariés au sein des entreprises est indispensable et permettrait d’équilibrer les pouvoirs pour faire en sorte que soient pris en compte d’autres objectifs que les seuls intérêts des actionnaires.

 

C’est pour toutes ces raisons que je vous demande, Monsieur le Ministre , de faire en sorte qu’une table ronde multipartite réunissant tous les acteurs de ce dossier, notamment les collectivités locales et les représentants de salariés permettant d’examiner en toute transparence les solutions de reprise et de développement de l’activité et de l’emploi soit convoquée très rapidement.

 

Dans l’attente de votre intervention, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, mes salutations les plus respectueuses.

 

 

Jean Jacques Paris

Conseiller Général de Bègles

Vice président du Conseil Général

 

 

Voici mon intervention au sujet de la fiscalité départementale lors de la séance plénière du conseil général lun di 26 mars.

 

 

Monsieur le Président, Mes cher(e)s collègues,

 

Nous voilà donc au pied du mur. Après la suppression de la taxe professionnelle, la limitation du pouvoir fiscal des départements,  il ne reste que très peu de marge de manœuvre pour équilibrer les budgets. Au moins on peut être d’accord la dessus.

 

De plus, le gel des dotations, cumulé avec la croissance forte des budgets sociaux impactés par l’augmentation du chômage et de la précarité et des besoins croissants pour accompagner la perte d’autonomie,  contribuent à installer peu ou prou des politiques d’austérité dans les collectivités locales.

 

Chacun peut mesurer désormais que l’arsenal des réformes libérales mis en œuvre par N.Sarkozy et F.Fillon avait pour but de limiter toujours plus les recettes des collectivités locales, de réduire ainsi l’intervention publique au bénéfice du marché, et de nouvelles privatisations. Les réformes territoriales en cours d’application jusqu’en 2014 conduiraient à la suppression des Départements, à la dissolution de nombreuses communes et à la suppression de dizaine de milliers d’emplois d’agent territoriaux sous le prétexte de mutualisation, conduisant à l’abandon de nombreuses politiques publiques.

 

Les conditions politiques permettent, je crois, d’espérer que ces réformes seront abrogées. Les élus du Front de Gauche qui participeront aux Etats Généraux de la démocratie locale qui se tiendront au Sénat à l’automne prochain, ne cesseront de l’exiger.

 

Des Etats généraux qui auront à dessiner les nouveaux contours d’une décentralisation citoyenne confortant les trois niveaux institutionnels que sont les Communes, les Départements et les Régions, sans oublier le rôle de l’Etat. Cette nouvelle phase devra s’accompagner d’une profonde réforme des finances locales  et de la fiscalité et de la recherche de nouveaux financements des allocations sociales qui ne peuvent pas reposer  sur la fiscalité locale plus longtemps générant de fait de grandes inégalités.

 

C’est en fonction de tous ces éléments  et compte tenu des informations contenues dans le résultat du Compte administratif 2011 qui non seulement laisse un excédent de 29 millions d’euros  mais voit également  le niveau de l’épargne croître sensiblement, laissant une marge de manœuvre pour cette année 2012. D’autant plus que pour couvrir ses investissements 2011, le Conseil général n’a fait appel qu’à 79 millions d’euros d’emprunt, laissant intacte la capacité de désendettement et les possibilités d’emprunter ; plus de la moitié des 217 millions d’euros d’investissement étant financer par l’épargne.

 

Tous ces éléments nous conduisent à dire qu’il n’est pas nécessaire de faire  supporter  aux redevables  du Foncier Bâti, parmi lesquels de nombreuses familles modestes le manque à gagner occasionné par la suppression de la taxe professionnelle des entreprises. 

 

La proposition d’augmenter le taux de 3,5% porterait  à 5,3% l’augmentation réelle sur la feuille d’impôt -compte tenu d’une progression forfaitaire  des bases de 1, 8 %  - ce qui ne nous parait pas utile.

 

Nous maintenons notre proposition que nous avions faite d’ailleurs au Budget Primitif  d’une augmentation  des taux qui n’excéderait pas 2 %, ce qui alignerait la progression du produit du Foncier Bâti sur l’évolution de la contribution  sur la valeur ajoutée des entreprises Si on s’en tenait à cela, nous serions d’accord car nous ne sommes pas pour abandonner la fiscalité. .

 

Un tel choix affirmerait une nouvelle fois notre opposition au transfert de fiscalité sur les ménages.

 

Bien entendu, les 3, 5 millions de recettes qui manqueraient pour équilibrer le budget pourraient être  trouvés sans peine dans l’excédent cumulé du Compte Administratif ou peut être dans le produit mieux contenu  que prévu des droits de mutation à venir, ou peut-être s’il le fallait en réduisant notre contribution au partenariat public privé pour la LGV ou en étalant dans le temps cet important financement qui plombe , il faut le rappeler notre budget d’investissement, .

 

Voilà ce qui nous conduit à ne pas donner un avis favorable à la proposition qui nous est faite, qui ne fait qu’aggraver encore les inégalités devant l’impôt. Et  que l’opposition de droite ne s’en saisisse pas car elle est disqualifiée en matière de justice fiscale puisque depuis 5 ans elle soutient un gouvernement qui a imposé et taxé les couches modestes et moyennes et a allégé sans limite les plus fortunés et les grandes entreprises qui ont continué à licencier et à faire des profits importants.

 

Notre abstention participe de notre engagement pour réhabiliter l’impôt et le rendre  juste et efficace.  

 

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